A la fois poète ambulante et photographe, elle édite et dirige la revue Vinaigrette. Sandrine Cnudde exprime sa nature poétique en voyageant seule et en marchant. Depuis 2023, elle pratique l’immobilité hivernale sans tente, sans feu, à l’affut des voix qui courent les nuits les plus longues et les plus froides.
D’abord jardinière et paysagiste, notamment sur l’Aubrac au restaurant gastronomique « Le Suquet » de Michel Bras, elle explore les relations entre l’humain et le vivant à travers le déplacement à pied, l’écriture et la photographie.
Son séjour au Groenland en 2016 a accentué l’onirisme de ses poèmes et J’irai lire des poèmes chez vous retrace sa traversée de l’Occitanie à pied. Publiée chez Faï Fioc, Po&psy et Tarabuste.
Invitée des Sources poétiques en 2022, elle revient en 2026 pour son travail photographique à la lisière de la poésie. Elle y expose une série d’anthotypes réalisés à partir de pigments de fleurs et de végétaux sensibles aux rayons du soleil. Ces photographies de nuit ont été réalisées lors de bivouacs minimalistes sur le mont Lozère en plein hiver en 2023, en 2024 et en 2025.


» sous la lune
je prends
des photographies
qui ressemblent à des preuves
je montre la dimension monumentale de la vérité
conquistador de mon expérience
combien d’autochtones intimes vais-je sacrifier
mes élans voilés apparaîtront à l’exposition solaire (dissolus tronqués reformulés ivres)
au soleil
je saurai tout
rendre «
Extrait de « Bivouac », éditions Méridianes, coll. Duo (avec Benjamin Guérin), 2026

En février 2020, elle a crée la micro revue de poésie et de photographie Vinaigrette, une simple feuille A4 pliée sur la proposition d’un poète ou d’un photographe (jamais un duo), qui est l’auteur du poème et de la photographie.


